Pedro Marquès Fedelich, l’éleveur et responsable de Binillobet: « Renouveler un succès comme celui-ci est très difficile, mais l’année prochaine nous réessaierons »

Pedro Marquès Fedelich,  l’éleveur et responsable de Binillobet: « Renouveler un succès comme celui-ci est très difficile, mais l’année prochaine nous réessaierons »

C.M./Alaior - Pedro Marquès Fedelich, 48 ans, est l’éleveur et responsable de Binillobet, à es Mercadal, l’un des noms les plus remarqués de la dernière édition de la Fira del Camp, où il a été le grand vainqueur et le principal lauréat. Il travaille à Binillobet depuis vingt ans, un parcours marqué par la constance, le soin du bétail et la volonté d’amélioration continue. Son expérience fait de lui l’une des voix de référence du monde de l’élevage à Minorque.

Binillobet Doberman Princesa a reçu les prix de Grande Championne et de Championne Adulte, tandis que Binillobet Hanans Cendra a obtenu le prix de Championne Intermédiaire. Vous attendiez-vous à obtenir autant de récompenses ?

Non, honnêtement non. Nous savions que nous avions une très bonne vache, mais nous sommes aussi conscients que tout le monde possède un excellent bétail et qu’il est donc très difficile de gagner.

Aviez-vous déjà obtenu d’autres distinctions importantes au Concours Morphologique de Bovins Frisons d’Alaior ?

Oui, toujours. Depuis notre arrivée à Binillobet, nous participons au concours et chaque année nous avons remporté au moins un premier prix. En ce qui concerne les championnats, nous avons gagné ceux de 2017 et 2019, et nous avons été distingués comme meilleurs éleveurs pendant neuf années. De plus, cette année, nous avons terminé deuxièmes comme éleveurs, ce qui fait quatre années consécutives.

Que considérez-vous comme essentiel pour renouveler ces succès ?

Renouveler ces prix est très difficile, mais nous y sommes parvenus avec la vache Fátima en 2017 et 2019. Très peu de personnes réussissent cela. Malgré tout, l’année prochaine nous réessaierons, même si nous savons que ce ne sera pas facile.

« Nous donnons le même traitement à toutes les vaches et, en même temps, il y a aussi une part de chance pour qu’une vache comme celle-ci puisse se distinguer et se maintenir »

Quel travail se cache derrière ces résultats ?

Nous donnons le même traitement à toutes les vaches et, en même temps, il y a aussi une part de chance pour qu’une vache comme celle-ci puisse se distinguer et se maintenir. D’ailleurs, comme on a pu le voir dans la section de reconnaissance, nous avons même présenté sa grand-mère, avec une longévité encore plus grande et qui reste en très bon état.

Le Concours Morphologique en est à sa 38e édition à un moment où des exploitations ferment, mais où le cheptel bovin frison reste stable. Cette foire sert-elle à encourager le secteur ?

La période est difficile, avec la hausse du prix du carburant, des engrais —qui sont également très chers— et, dernièrement, des céréales. Tous ces facteurs nous affectent et compliquent encore davantage la situation. Cependant, nous devons continuer à travailler pour surmonter ces difficultés.

Toutes ces circonstances ne vous font donc pas perdre l’envie de continuer à participer aux concours morphologiques…

Comme vous avez pu le voir, la Fira del Camp est un point de rencontre entre collègues et amis. La fraternité qui y règne est particulière, et elle se maintient aussi lorsque nous nous retrouvons en dehors de cet espace.

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