Foodies on Menorca
Bep Al·lès/Ciutadella - À la fin de la semaine prochaine, Minorque célébrera la fête de Sant Antoni, avec ses signes distinctifs et sa culture, qui commémorent la reconquête chrétienne de l’île, sa réintégration en Europe et son incorporation à la Couronne catalano-aragonaise. Ce processus n’a pas seulement entraîné l’union avec le reste des îles, suivie de l’intégration au Royaume de Majorque, mais aussi l’arrivée de nouvelles coutumes, de la religion, de la culture, de la langue et de la gastronomie. Avec les conquérants catalans sont également arrivées de nouvelles façons de cuisiner, de nouvelles techniques, préparations, ingrédients et une nouvelle conception de la cuisine.
C’est ainsi que s’impose ce que l’on appelle la cuisine médiévale, qui perdurera jusqu’au XVIIIe siècle. Peu à peu, à partir des XVIe et XVIIe siècles, cette cuisine intègre les produits du Nouveau Monde, transformant de nombreux plats qui font aujourd’hui partie de la cuisine actuelle.
Nous connaissons l’alimentation des Minorquins —ainsi que celle des Majorquins et des Catalans— de cette époque grâce à la publication des premiers livres de cuisine, comme le Sent Soví, d’auteur inconnu, daté de 1320. Cet ouvrage rassemble des recettes issues de la cuisine seigneuriale et des familles d’un certain niveau économique, ainsi que celles des grandes célébrations.
À partir de là, la cuisine minorquine et baléare commence à recevoir une forte influence de la cuisine catalane et italienne, du fait que les principales routes commerciales de l’île se font avec les ports de Barcelone, d’Alghero, de Naples, de Gênes et de Palerme, ainsi qu’avec Alcúdia, Sóller et Palma.
Les Minorquins cessent alors de cuisiner comme à l’époque romaine et arabe, et apparaissent les premières véritables cuisines, où l’on cuisine à même le sol, mais où l’on commence également à bouillir et à frire les aliments avec de l’huile d’olive et du saindoux.
Foodies on Menorca
Foodies on Menorca
Lire plus
Foodies on Menorca