Foodies on Menorca
C.M / Ciutadella – Enrique “Quique” Jiménez Martínez, également connu sous le nom de ‘Torito’ (Ciutadella, 1977), joue le rôle de voyageur intrépide et d’hôte exceptionnel dans l’épisode que la société de production cinématographique et documentaire Lilicar Inversiones tourne ces jours-ci sur l’île, consacré à la “véritable Menorca”. Marié à Raúl Jiménez et père d’un fils, il a travaillé pour City TV, Telecinco, Cuatro, La 1, La Sexta et IB3, dans des programmes tels que Vitamina N, Sálvese quien pueda, TNT, Vuélveme loca, Todo va bien, ¡Qué tiempo tan feliz!, Viva la vida et LaLaLa, qu’il présente actuellement sur la télévision régionale des Îles Baléares, où il a également animé Souvenirs et Fent Trull. Quique ‘Torito’ est diplômé en Beaux-Arts et titulaire d’un master en muséologie et gestion du patrimoine culturel. Il est également l’auteur du livre Ácido, publié en 2017, dans lequel il raconte ses expériences depuis son enfance.
Êtes-vous satisfait du documentaire ?
Beaucoup. De plus, je peux déjà vous dire que la première aura lieu à Minorque.
Comment vous ont-ils convaincu d’y participer ?
Ils sont venus en vacances à Minorque, et je les ai emmenés dans des endroits que les touristes ne visitent généralement pas. Vous savez bien que chaque été, beaucoup de Minorquins deviennent guides improvisés. J’ai déjà un document Word prêt avec les informations sur les lieux à visiter. Je leur ai montré des coins qui ne figurent dans aucun guide, et ils ont été stupéfaits. Et comme ils tournaient déjà une série sur les villes authentiques, cela a été facile : Minorque authentique, by Quique Torito. Nous tournons depuis une semaine, et il nous reste encore quelques prises. L’idée est de transmettre l’essence du travail des artisans minorquins.
Vous avez récemment déclaré que MasterChef Celebrity vous a offert “une seconde chance” après huit mois sans travail. Comment avez-vous vécu ce passage psychologique, de l’inactivité au retour à la tête d’une grande émission ?
Je travaille à la télévision depuis vingt-cinq ans, et je deviens très nerveux quand je n’ai pas de travail. J’ai passé huit mois sans emploi, et dans ce métier, huit mois, ce n’est pas grand-chose, sachant qu’Alejo Saura, qui participe aussi à l’émission, est resté deux ans sans tourner. C’est très fréquent, dans ce milieu, d’avoir de longues périodes d’inactivité. Pendant ces huit mois, j’ai passé énormément de castings, et on m’a dit non à tous. Par exemple pour Tu cara me suena. Ou pour Masterchef, où je m’étais déjà présenté deux ans plus tôt, et on m’avait également refusé. Jusqu’à ce que la chance tourne. Ce sont eux-mêmes qui m’ont appelé. Je dois avouer que je n’allais plus les rappeler pour ne pas paraître insistant. Tout s’est donc enchaîné naturellement. C’est vrai qu’en ce moment, j’ai beaucoup de projets en cours de discussion. En fait, ce documentaire que nous tournons à Minorque en faisait partie. Mais tout est arrivé en même temps : LaLaLa le dimanche sur IB3, Masterchef Celebrity le lundi, ce documentaire maintenant… Et en plus, je travaille deux fois par semaine à la Radio Nationale. Après huit mois sans emploi, j’ai l’impression de vivre un vertige. Que ça ne s’arrête pas, car je redoute de devoir chercher du travail à nouveau !
Lors de votre première participation à Masterchef, vous avez concouru avec des tapas en hommage à Minorque (“Menorca Talayótica”). Comment vous est venue cette idée ?
Le premier jour à Masterchef, j’ouvre une boîte, et je découvre de la sobrasada de Minorque. Je devais préparer trois tapas différentes avec cette sobrasada. J’ai été le meilleur de l’épreuve et j’ai gagné 4 000 euros, reversés à une ONG. J’ai intitulé l’une des tapas “Menorca Talayótica”, un geste que les habitants des îles ont beaucoup apprécié. En réalité, j’ai choisi ce nom parce que je pensais que le plat était aussi dur qu’une pierre. Et pourtant, c’est celui que le jury a préféré. Lors de la deuxième épreuve, j’ai apporté une calculatrice et j’ai été pénalisé. J’essaie toujours d’aller jusqu’à la limite dans l’émission.
Vous avez dit que le personnage de ‘Torito’ vous sert à vous protéger de votre timidité et de vos insécurités personnelles. Dans quelles situations de Masterchef Celebrity sentez-vous davantage apparaître Quique, l’homme, et dans lesquelles aimeriez-vous qu’il se montre plus ?
Dans les premiers épisodes, j’étais ‘Torito’ à cent pour cent. Nous sommes seize profils très différents, et on essaie, d’une certaine façon, de trouver sa place. Il faut être conscient que si on t’a engagé, c’est parce qu’on veut que le ‘Torito’ qui met l’ambiance soit présent à l’écran. Mais au fil des semaines, Quique Jiménez commence à émerger un peu plus. Cependant, j’essaie de ne pas trop le montrer, car je n’aime pas ça. Ceux qui me connaissent depuis longtemps à la télévision savent que je suis une personne très timide. Le personnage de ‘Torito’ est un déguisement, car sinon je ne pourrais pas exercer ce métier. Je ne pense pas qu’un type avec une vie aussi normale intéresserait la télévision ou les médias. C’est pourquoi j’ai décidé de me créer un personnage.
En tant que collaborateur à Zapeando, après avoir quitté Mediaset, vous avez dit que vous préférez vous sentir aimé et valorisé, même si vous gagnez moins. Comment gérez-vous la priorité entre revenus financiers, reconnaissance professionnelle et authenticité personnelle ?
Je n’oublie rien de mon passé, car, au fond, Mediaset est une entreprise qui m’a donné vingt ans de travail et m’a permis de payer l’hypothèque de ma maison. Mais la saison s’est terminée, je ne me sentais plus à l’aise et j’ai décidé de suivre d’autres chemins. Si je n’étais pas parti, je n’aurais jamais été sélectionné pour Masterchef ni pour la Radio Nationale. Parfois, même si tu aimes ton partenaire, il faut savoir aller de l’avant ; tout en sachant que repartir de zéro fait toujours peur. Pour trouver mieux, il n’y a parfois pas d’autre choix que de prendre une décision radicale. Et à ce moment-là, je l’ai prise.
Vous avez mentionné que de nombreuses sociétés de production “ne voudraient pas quelqu’un comme moi”. Que vouliez-vous dire par là ? Le personnage excentrique, le ton, la manière de vous exprimer ?
Les gens qui ne me connaissent pas dans les entreprises pensent que je suis le même en dehors qu’à la télévision. Pour les sociétés de production, il est souvent important que la personne avec qui elles travaillent soit quelqu’un de simple et discipliné. Ce qu’elles ne savent peut-être pas, c’est que derrière le personnage de ‘Torito’, je suis une personne très professionnelle, que je réfléchis et que je scénarise dans ma tête tout ce que je dis. Quand elles s’en rendent compte, elles finissent toujours par m’engager. En fait, j’ai déjà des projets futurs avec Masterchef. Mais il est vrai que tout le monde n’ose pas faire l’effort de me connaître.
Quelle partie de Quique Jiménez aimeriez-vous que l’on voie davantage dans l’émission, mais que votre timidité vous empêche de partager avec le public ?
J’aimerais beaucoup atteindre la finale de l’émission. Ce lundi, le sixième épisode sera diffusé. La finale correspond au douzième, et les derniers épisodes sont ceux où l’on montre la personnalité la plus authentique, la plus enracinée en soi. Si j’arrive jusqu’aux derniers épisodes, je propose à la production de montrer le Quique le plus authentique, et de laisser ma famille venir cuisiner avec moi.
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